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Nous sommes en paix…

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NB : Cet article est la suite de : Éviter le burn out émotionnel pendant le confinement

Une violence qui ne date pas d’hier !

Lundi 16 mars à 20h, le président de la république a annoncé que le pays entrait en confinement pour une durée de quinze jours minimums. Lors de son discours il a répété six fois « nous sommes en guerre ».

Cette phrase lourde de sens raisonne au plus profond de moi.

Oui, les êtres humains sont « en guerre » et depuis fort longtemps d’ailleurs. Nous n’avons pas attendu le coronavirus pour savoir cela ! Nous n’avons pas oublié les évènements terribles qui ont frappé notre pays et plus largement le monde ces dernières années.

Pour n’en citer que quelques-uns :

  • La confrontation des gilets jaunes avec les services de l’ordre qui a causé beaucoup de blessés des deux côtés et même des morts. C’est dramatique que l’on en arrive là pour des manifestations qui se veulent pacifiques.
  • Les attaque des terroristes islamistes de 2015 et 2016 en France (dont Charlie Hebdo).
  • Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, puis en Europe.

Chaque année des centaines de milliers de personnes s’entretuent au nom d’une cause, d’une idéologie, d’un projet, d’un chef d’état, d’un dieu tout puissant…

Le monde est devenu fou. Les élites mondiales sont toujours plus assoiffées de pouvoir et mettent en place des dictatures pour priver les hommes de leurs droits fondamentaux et de leurs libertés. Et la colère monte. Le peuple est divisé.

Nous sommes en guerre et il serait temps pour nous de déposer les armes.

L’être humain ne sait même plus très bien pour qui et contre qui il se bat. Tout cela devient affreusement ridicule.

Dans nos écoles, nos entreprises, au sein de nos familles même, nous nous bagarrons les uns les autres. Nous jugeons, critiquons, ignorons et dénigrons notre prochain. Nous sommes en lutte alors que nous devrions nous serrer les coudes, nous soutenir et nous entraider.

Partout, la violence est devenue banale. Plus aucune retenue, plus aucune limite, plus aucun sentiment de honte. La réalité a dépassé les absurdités courantes diffusées en masse sur les réseaux sociaux et à la télévision. Jusqu’où irons-nous dans la bêtise ? Se moquer, rabaisser et faire du mal est devenu un sport national !

Le pays est divisé, les provinces sont divisées, les villes, les quartiers, les familles sont divisées. Il manque cet esprit de fraternité, ce sens du service, de respect et de loyauté qui nous unis et nous rend un peu moins seuls, un peu plus forts, un peu plus humains.

Le véritable ennemi

Pourquoi est-ce que nous ne nous faisons plus confiance ? Pourquoi avons-nous peur des autres ? Contre quel ennemi nous protégeons-nous ?

Où se trouve ce danger qui nous menace tant ? Le véritable ennemi se trouve-t-il à l’extérieur de nous ?

On nous répète depuis l’enfance « il faut être fort », « il ne faut surtout pas pleurer, se tromper, échouer ». On nous incite à devenir toujours plus rapides, plus forts, plus durs et plus efficaces ! On nous demande même au travail (alors que nous y passons le plus clair de notre temps) de mettre nos sentiments de côté et de ne pas montrer nos fragilités. Quelle violence !

On se sent incompris, rejeté, maltraité car, depuis trop longtemps, on cherche à nous priver de notre sensibilité, sous toutes ses formes. On ne nous autorise plus à être nous-même, on nous demande de suivre le troupeau, de ne pas trop nous rebeller, de rentrer dans le moule…

On nous fait croire qu’il faut se battre, que l’ennemi est à l’extérieur. Qu’il faut se barricader, se renforcer, se cacher derrière nos carapaces. Alors nous finissons par ne plus avoir confiance en l’autre.

Du coup, nous nous sommes oubliés. Nous avons perdu l’audace et le courage de dire et de faire ce dont nous avions vraiment envie. Nous avons baissé les bras et nous avons essayé de nous fondre dans la masse pour ne pas nous faire remarquer, ou au contraire nous sommes partis en croisade contre le monde. Dans les deux cas, nous dépensons une énergie considérable pour nous contrôler. Nous luttons contre nous-même et cela nous épuise.

Nous en sommes en guerre contre nous-mêmes. À force de ne pas nous écouter de l’intérieur et ne pas exprimer ce que nous sommes, nous générons beaucoup de peur, de doute, de mal-être et d’inconfort. Nous nous privons de notre belle sensibilité.

Choisir la paix

L’ennemi ne se trouve pas à en dehors de nous mais à l’intérieur !

Depuis des décennies l’être humain est son pire ennemi. Il s’oublie et s’autodétruit lui-même. Les violences que nous voyons apparaître dans nos vies sont le reflet de notre monde intérieur. Le monde souffre, la planète aussi, nous aussi.

Sommes-nous contraints de faire la guerre ?

Nous ne pouvons pas directement changer le monde. Il y a des éléments sur lesquels nous n’avons aucune prise directe. En revanche, nous avons le choix de nous conduire comme des individus primitifs et violents ou au contraire nous pouvons nous éduquer et mettre plus de conscience et de sagesse dans nos vies, à commencer par nous-même.

Nous sommes en guerre avec nous-même et il serait peut-être temps de commencer à nous foutre la paix comme le dit si bien Yor Pfeiffer dans sa chanson : Fous toi la paix !

C’est cette guerre intérieure qui touche chacun et chacune d’entre nous, nous affecte et nous divise.

Non Monsieur le Président, je n’ai pas envie de partir en guerre contre ce virus et contre rien d’autre d’ailleurs. J’ai bien mieux à faire que de jouer à ce jeu stérile et je préfère garder mon énergie pour moi, mes proches et les projets qui m’animent. Je choisis la joie, la paix et la tranquillité d’esprit. Je choisis de changer ma perception du monde, à commencer par la perception que j’ai de moi-même.                                          Ma sensibilité est devenue une force tranquille.

Je fais de mon mieux pour devenir un peu plus tendre et conciliant envers moi-même, avec les autres. Je ne veux plus partir en croisade contre les injustices et supprimer toutes les choses immondes et inacceptables. Je crois en une société plus juste, plus tolérante, plus aimante et pour cela je me range du côté du bien. Je prends soin de moi et je cultive la bienveillance pour la diffuser autour de moi. C’est mon droit, ma liberté.

Monsieur le président, cette phrase que vous avez répété six fois m’a interloqué mais ne reste pas gravée dans mon esprit. Elle ne remplacera pas ma volonté et ma détermination à devenir un meilleur être humain, plus responsable, plus libre, plus conscient. Cette phrase ne suffira pas à me faire basculer du côté obscur.

Nous sommes en paix !

À suivre…

Vous pouvez me contacter via ce lien si vous traversez des difficultés et avez besoin de soutien.

Cédric Vitaly

Dites-nous dans les commentaires ce que vous avez mis en place dans votre vie pour vous sentir plus en paix !

Cet article comporte 4 commentaires
  1. Excellent, je ne pensais pas ce soir faire un si grand pas, mettre enfin un mot sur cette différence ressentie depuis si longtemps, je suis ultrasensible, qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir nommer l’invisible sensation qui m’accompagne , de savoir que ce n’est pas une goutte de pluie tombée par hasard au mauvais endroit…et découvrir ce si bel article que je ressens profondément comme juste …
    Alors, non, nous ne sommes certainement pas en guerre contre un virus, nous sommes avec ce virus sur cette Terre, notre belle planète qui nous accueille et supporte tous les caprices de cet âge d’adolescence de l’humain…Et oui, nous sommes en guerre mais je préfère nommer celà une révolte, révolte contre l’injustice, révolte contre l’idée qu’un enfant puisse mourir de faim toutes les 30secondes dans ce monde qu’on dit « civilisé », révolte contre le génocide des peuples indigènes au Brésil, révolte contre le mépris d’une élite qui détient tout, ce manque d’empathie est certainement pathologique, inhumain et dangereux, voire angoissant…
    Je ne veux pas « devenir forte », je ne veux pas aller de plus en plus vite et oublier de rêver, de penser, de philosopher, je ne veux pas travailler comme une esclave jusqu’à la fin de ma vie de valide, et encore je ne suis pas dans les plus à plaindre!
    Hélas, oui, la violence est devenue banale, entretenue par des jeux vidéos horribles et éthiquement inconcevables, le nombre incalculable de films policiers parlant de meurtres, mais coupez cette machine à laver le cerveau et noircir les pensées une bonne fois pour toutes!
    Et maintenons une vision sur le futur qui, j’espère de tout mon coeur, va découler de cette crise de l’Humanité entière. Une humanité remplie d’inventions, de travail et de rire où les hommes, les animaux et les plantes vivront enfin en harmonie, où l’argent reprendra sa fonction première d’échange, où les enfants grandiront en éveillant leurs intérêts aux mystères de la Vie et où plus jamais , plus jamais un seul enfant ne mourra de faim…

  2. C’est merveilleux ! Merci pour votre commentaire et le partage sincère de vos ressentis, de votre philosophie, de vos idéaux ! Oui, détournons nous de toute cette pollution générale, n’acceptons plus de rester passif et esclave de nos vie et œuvrons ensemble vers un nouveau monde, un monde plus sensible, respectueux des autres et de la planète, pour nous, pour nos enfants. Oui il est temps d’arrêter le massacre et de revenir à l’essentiel.

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